Rituel à l’heure du thé

Aujourd’hui je veux vous parler d’un petit rituel dans ma journée, l’heure du thé .

Comme beaucoup d’entre vous je suis une amatrice de boissons chaudes: thé, tisanes, roiboos

Il y aurait toute une étude à faire entre les tricoteuses et l’eau chaude ! Comme si le fait de laisser lentement infuser les plantes dans de l’eau à peine frémissante pouvait trouver un parallèle ou une complémentarité avec le doux cliquetis de nos aiguilles et le lent cheminement de l’avancée de notre ouvrage au fil de nos pelotes …

Quand on prend une tasse de thé, le temps s’arrête . C’est une parenthèse dans nos vies .

Juste le temps que le sable s’écoule dans le sablier

3mn pour le thé vert, 5mn pour le noir et 7 mn pour les infusions …

Tant qu’à faire les choses, les faire dans les règles !

Et en matière de thés, je suis comme dans la vie, gourmande et curieuse

je ne suis pas du genre à  boire toujours la même chose !

ça dépend du moment, de la saison, de mon état d’esprit, de … beaucoup de choses en définitive !

Et comme pour la couture, je suis très sensible au packaging , au noms et à tout ce qui entoure le rituel …

Une jolie boite avec des paillettes

Un nom évocateur de fêtes

de lieux mythiques

de romans célèbres

c’est comme une invitation au voyage

et comme l’heure du thé est aussi un moment de convivialité, j’aime aussi partager avec des copines mes coup de coeur, faire des échanges et pouvoir emporter partout en petite quantité mes plantes .

Devant le manque d’homogénéité de mes sachets, (suivant les marques et les distributeurs), j’ai réalisé des petits sachets en lin brodés. de même taille, de forme identiques et dans une unité de tissus et de couleurs .

du lin naturel beige et trois couleurs de fils à broder.

Chocolat, crème et cerise griotte !

Petits sachets au format, de ceux du commerce.

Avec un lien coulissant pour les fermer

et une broderie personnalisable et gourmande pour les décorer

sur le haut une attache pour éventuellement accrocher une étiquette

(avec ma petite touche rose paillette !)

mon étiquette Rose and Mine sur le bas du sachet

Pour la broderie j’ai pris mon inspiration dans le livre de Marie Suarez Le point de tige rouge

des petits motifs que j’ai décliné en couleur avec mes points personnels

(quelques variations de points pour donner un peu plus de relief aux motifs)

un cupcake joufflu et gourmand surmonté d’une cerise gourmande

 point de tige, point de feston, passé plat et point de satin

Une tasse fumante aux saveurs de points comptés

Point de tige en 2 et 3 fils et point de croix

ou une autre tasse façon « coup de coeur »

point de tige, passé plat et point de bourdon

au dos des sachets quelques points, fleurs, étoiles ou oeillets viennent décorés discrètement les sachets

Voici, les trois premiers de ma gamme Tea Party

suivant mon humeur et mon inspiration, il y en aura sûrement d’autres …

pour que l’heure du thé reste à jamais un moment à part

« Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,

La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

(l’Invitation au voyage. Baudelaire)

le premier est pour ma fille qui se déplace de maisons en maisons dans sa vie d’étudiante nomade

et qui aime à transporter avec elle bien plus que des saveurs aromatiques …

le second est pour ma chère tricopine Alexia du blog de La Demoiselle D’Octobre qui est à l’origine de nos échanges de thé

Une autre tricopine est venue se joindre à nous dans ce partage de saveurs

Mais pour traverser les océans, j’ai eu envie d’un nouveau format de Tea Nomade

A suivre tres bientôt sur Air Rose and Mine !

Et vous? Aimez vous partager votre thé à plusieurs ?

L’invitation au voyage

Vous faites quoi vous en Juillet?

Moi, ce que j’aime c’est m’allonger au ras de l’herbe, entendre les cigales, sentir les parfums de thym et de romarin … profiter de la nature!

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« Courir dans les tournesols
Marcher dans les champs de blé
Retrouver les parasols
Et le goût des nuits d’été
Les chevaux qui caracolent
Les souvenirs les démêlés
Et les pastilles de menthol
Le goût de la liberté « 

(Les tournesols Marc lavoine)

Et quand « j’aime » , j’ai besoin de créer.

Aujourd’hui je voudrais vous faire partager une autre de mes passions: la broderie.

Le tricot et le crochet sont pour moi des activités que j’aime pratiquer au milieu des miens, ou devant la télé ou avec mes amies car moi c’est fédérateur de liens et de groupe: conversations copinesques, match de foot, ou partage avec mes petits, je suis avec tous et j’aime sentir la vie autour de moi.

Pour la broderie, c’est bien plus un voyage intérieur, une sorte de retraite spirituelle. J’ai besoin de calme, de silence et de concentration.

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

J’ai toujours aimé brodé et déjà petite je tirais l’aiguille et la langue sur des canevas, des points de croix ou porte-serviettes.

Il y a quelques années j’ai eu l’immense honneur de rencontrer Mme Benedicte Réveillac. Et cette rencontre a été pour moi une révélation.

Le salon de l’aiguille en fête 2015 lui consacre une exposition et voici ce qui est dit sur elle:

« Le parcours d’une brodeuse atypique…

Est-ce pour avoir musardé durant toute son enfance et son adolescence dans les campagnes marocaines et normandes qu’elle développa ce goût particulier pour la botanique ? Sans doute… De la même façon, vraisemblablement, qu’elle se forgea en ces temps-là, ce sens aigu de l’observation qui fait le bon dessinateur…

Dès 1960,son « Professorat  » de dessin de la la Ville de Paris en poche, ne se sentant guère attirée par l’enseignement, elle propose ses cartons aux éditeurs de tissus d’ameublement, Frey et Nobilis entre autres.

En 1962, la voilà dessinatrice textile pour le bureau de style très en vogue dans la capitale, « Nicole de Vésian »… De 1965 à 1974, elle vend ses créations – broderies, poupées chiffons, lingerie à la boutique Christian Dior de l’avenue Montaigne.

1972, elle quitte Paris pour la Provence. C’est là, dans son atelier, que sera fabriquée sous la marque Bénédicte Réveilhac, une gamme complète de linge de maison où la broderie prendra une place importante.

1995 marque un changement de cap important dans son parcours… En effet, à la suite d’une visite impromptue au 1er salon « Création et Savoir Faire », elle décide de se consacrer dorénavant uniquement à la broderie éxécutée à la main.

Dès lors, salons à Paris et en province, cours et stages dans sa Provence s’enchaînent… Sa créativité s’exprime aussi bien dans les kits diffusés par les boutiques spécialisées que dans les cartons qu’elle réalise pour des particuliers.

Son amitié pour Françoise Prax, créatrice de la société Alphabets à Toulouse et le goût qu’elles ont en commun pour la broderie de qualité, la décide à lui céder les droits de diffusion et d’exploitation de l’ensemble de sa création.

Aujourd’hui, elle consacre, pour son plaisir, le plus clair de son temps au dessin et à l’aquarelle… « 

Pendant une année, je me suis rendue une fois par trimestre dans son atelier en drome provençale à Saint-Paul-trois -châteaux, pour y suivre une formation de broderie.

On arrivait le matin, un petit groupe de 7/8 élèves . Elle nous faisait pénétrer directement dans son atelier où les tables en U étaient déjà prêtes. Un peu gauches et intimidées devant cette grande dame, nous retrouvions une attitude écolière de respect mêlée à une sorte de crainte! Il est vrai qu’une certaine noblesse, une autorité indiscutable, une expérience et un savoir faire inégalé se dégageait de toute sa personne.

Elle nous distribuait ensuite notre sujet d’étude, qui était choisi selon notre niveau et un par table (pour ne pas discuter comme des mauvaises élèves!), on essayait d’appliquer avec le plus grand soin tous les secrets qu’elle nous enseignait. C’était des jours magiques!

Le terme qui correspond le mieux au résultat de ses broderies est « peinture à l’aiguille ». C’est à chaque fois une interprétation personnelle et intuitive du dessin pour réaliser ses ouvrages.

Avec elle, j’ai appris à m’échauffer le poignet, pour que mes points soient  réguliers et « charnus ». J’ai appris à commencer à observer les couleurs (comme un peintre) pour créer ombres, reliefs, boucles et textures. J’ai appris à chercher le sens et la longueur nécessaire pour créer une illusion de poils, de plumes ou autre matiere.

J’ai appris à regarder la nature, un sujet de prédilection chez elle, et à aimer toutes ces teintes de paille, kaki, bronze, vert, brun qui symbolisent tant la provence sous un soleil brûlant.

A aimer ces tons mordorés qui illuminent de lumière les paysages.

« Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière. »

(l’invitation au voyage Charles Baudelaire)

Voici le mois de juillet, je vous laisse vous plonger dans les herbes folles …

P1010259Avec le peuple de l’herbe

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J’ai eu tant de plaisirs à les broder …

Et vous? Vous faites quoi en juillet ? …

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